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les quartiers du plateau ( Cité des Sapins, Châtelet, Lombardie, Grand-Mare), construits entre 1955 et 1970, plus diversifiés, relèvent davantage d'une problématique de grand ensemble, avec des difficultés urbaines et sociales, telles que : l'enclavement, un maque de diversité de l'habitat, des difficultés d'insertions sociale et d'accès à l'emploi, un processus de désaffection de ces quartiers, se traduisant par une vacance importante dans le parc locatif.
Les efforts accomplis depuis plusieurs années par la ville de Rouen et ses partenaires dans le cadres des dispositifs de la politique de la ville, on sans doute permis d'éviter le basculement progressif de ces quartiers dans la relégations. Il est cependant apparu nécessaire de mettre en place un projet global et ambitieux pour la période 2000-20006, ceci en agissant à la fois sur l'urbain et le social, tout en combinant actions, à court, moyen et long terme.
Pour les Hauts-de-Rouen, c'est un peu l'opération de la dernière chance. Composé d'une mosaïque d'îlots urbains (Lombardie, la Grand-Mare, Châtelet, les Sapins...), ce morceau de ville se vidait progressivement de ses habitants (ils ne sont plus que 18 000, alors qu'ils étaient 25 000 dans les années 1970). Le GPV doit aboutir à la démolition de 600 logements et à... 2 000 constructions nouvelles. «C'est bien la preuve de notre détermination à ériger les plateaux en véritable axe de développement urbain et à ne plus bricoler», indique Pierre Vionnet, directeur du GPV. «Les villes qui sortiront vainqueurs de la compétition des territoires sont celles qui auront réussi à préserver une cohésion sociale assez forte, renchérit Pierre Albertini, qui s'est personnellement investi dans l'opération. Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté 15 à 20% de la population.»
